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Viens on parle d'Amour (1)

« Mais sérieux ! Pourquoi tu restes ? ». Nous sommes beaucoup à déjà avoir entendu cette question lorsque que nous sommes dans une relation sentimentale qui ne nous convient pas. Ce qui est important avec cette question, ce n’est pas tant la personne qui vous la pose, parfois le ton sec, culpabilisateur ou la réponse immédiate. C’est l’impact de la question, « pourquoi je reste ? », quelles sont les raisons qui font que je suis encore dans une situation qui ne me convient pas ? Et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. C’est une réflexion et des raisons qui appartiennent à chacun. Ce qui revient souvent « je ne peux pas le quitter, je l’aime ! ». OK ! Cette simple phrase, nous apprend beaucoup de chose sur nous, sur notre conception de l’Amour.



Tout d’abord, pour vous, l’Amour c’est quoi ?

Quelles sont vos références qui vous permettent de répondre à la question ?

C’est utile de comprendre la source, savoir pourquoi on vit certaines situations qui nous apporte une grande souffrance. Le même questionnement est possible avec la notion de « séparation », arrêter une relation (il n’est pas nécessaire que ce soit un couple). Par ces interrogations nous prenons conscience que nous réagissons en écho avec l’extérieur (la famille, la société, les amis, etc) que c’est par notre construction durant l’enfance que nous allons réagir en conséquence. Plus que jamais il est important d’éviter les comparaisons, nous avons tous nos propres expériences à vivre et à intégrer, selon notre rythmes, nos croyances limitantes face à notre vécu, nos besoins, nos valeurs, nos limites.

Les relations humaines sont très complexes. Et se souvenir que la meilleure personne pour vous dire ce que vous ressentez, les décisions que vous devez prendre, pourquoi vous devez les prendre, c’est vous-même. Vous trouverez toujours une personne qui aura vécu une histoire similaire ou qui connait une personne qui a vécu la même chose. Chaque histoire est pourtant différente, chaque personne est différente avec des émotions différentes, une histoire de vie différente, des mécanismes psychologiques différents. Il peut être toujours constructif de connaitre l’expérience de l’autre mais de savoir revenir à son individualité pour faire sa propre expérience et la comprendre. Nous pouvons ressentir de la culpabilité de partir ou de rester. Encore une fois se demander pourquoi cette culpabilité, nous permet de comprendre nos réelles motivations.

Attention je ne dis pas de rester dans une relation toxique pour autant, surtout si celle-ci est dangereuse pour vous physiquement ou mentalement ; ou de ne pas en parler à vos proche, bien au contraire ! Parfois c’est à travers l’œil de l’autre que l’on s’aperçoit que ce que l’on vit n’est pas normal ou ce à quoi on inspire. C’est la prise de conscience dont je vous parle, le déclic qui vous permet de fermer définitivement une porte et de vous libérer. C’est exactement ce déclic qui nous fait sortir du triangle de Karpman. Vous connaissez sûrement ce triangle qui met en action un sauveur, un bourreau, une victime. Qui ne s’est jamais retrouver dans ce genre de relation (pas seulement amoureux). Dans ce triangle les « rôles » peuvent changer car oui être dans une relation toxique ne veut pas dire que l’autre seulement est toxique et on peut aussi le devenir. Le meilleur moyen de sortir du « rôle » est de sortir du triangle donc de ne plus se positionner en victime, en bourreau ou en sauveur. Cela demande de prendre conscience que l’on est dans l’un de ces « rôles » de l’accepter et de vouloir en sortir. Cela ne veut pas dire que c’est facile et instantané !

Derrière chaque habitude que nous n’arrivons pas à arrêter malgré tous les efforts, il peut être intéressant de comprendre quels sont les bénéfices secondaires (c’est un bénéfice que l’on tire d’une situation sans qu’on ai forcément conscience de ce « bénéfice » au premier abord, exemple : ne pas quitter une personne alors que la relation nous fait du mal car on pense l’aimer alors que le bénéfice secondaire est la peur de l’abandon et d’être seule donc on reste pour ne pas se confronter à sa peur) et ce qu’elle alimente en nous.

Alors quel(s) bénéfice(s) secondaire(s) rencontrez-vous ou avez-vous rencontrez dans vos relation ? Qu’est-ce que cela alimente chez vous ? De quoi avez-vous besoin pour combler ce bénéfice secondaire ?

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